La carrière GSM

Présentation

Il s'agit d'une carrière d'extraction de granulats située à 2 ou 3 km de St Maurice, sur la route de Verrières -St Laurent de Jourdes.

Elle existe depuis des décennies. D'abord exploitée par un propriétaire local (Monsieur ARLOT), elle fut revendue par deux fois. Dans un premier temps à une entreprise dénommée MORILLON-CORVOL puis au groupe cimentier GSM qui l'exploite actuellement.

Autorisée depuis 2007 à extraire 500.000 tonnes de granulats apr an, la carrière est source de nombreuses nuisances. (cf.ci-dessous).

Pour bien comprendre tous les problèmes liés à cette activité industrielle, il faut connaître la caractéristique majeure de la carrière : ELLE EST SITUEE JUSTE AU -DESSUS D'UNE NAPPE PHREATIQUE ! Juste au dessus étant, en l'occurence, quelques mètres...

Ce qui fait que ses conditions d'activités ne sont pas celles couramment rencontrées pour les autres carrières. En effet, l'eau se retrouve très vite sous la couche de "décapage" et si on creusait "bêtement" le sous-sol, le chantier serait noyé par l'eau de la nappe phréatique qui apparaîtrait assez vite au milieu des fouilles. Il est donc nécessaire de rabaisser suffisamment le niveau de la nappe pour pouvoir extraire les cailloux "à sec". Le terme savant employé est : rabattage de la nappe phréatique !

Ce n'est pas rien : il s'agit de creuser - à proximité - un trou profond pour y installer des pompes qui vont recracher l'eau dans le milieu extérieur. Ce pompage n'est pas neutre : il se situe à l'année entre 2,5 millions et 3 millions de m3. Vous me direz : "c'est bien beau, mais on ne se rend pas vraiment compte de ce que cela représente...!!!".

Pas de problème !  Nous sommes là pour y remédier. Sachant d'une part que la consommation moyenne des français est d'environ 60 m3 / an et par habitant (provenant généralement des nappes phréatiques sous-jascentes - l'eau pas les habitants...) et, d'autre part, que la population de St Maurice est de 1.200 habitants, livrons nous à deux calculs très simples :

- Les 1200 habitants de St Maurice consomment donc 72.00 m3 par an (60 m3 multipliés par 1.200 habitants).

- La consommation ANNUELLE en eau de la carrière équivault donc à ce que l'ensemble des habitants consomme en pratiquement 40 ans ! (le calcul exact sur 40 ans amène à 2,88 millions de m3, chiffre bien situé entre 2,5 et 3 millions de m3).

C'est déjà plus parlant...

L'eau est rejetée dans un peit ruisseau qui borde le site (La Ménophe, qui a donné le nom de notre association : cf. la page : "Qui sommes nous" et la page "Historique")

Le probème étant maintenant posé, on peut envisager les différentes nuisances que procure la carrière... aux riverains et aux autres!

'Shalla : Aux abords de la carrière

                                                                        photographie :  'Shalla

 

Les nuisances procurées par la carrière

                                                                                                             Elles sont diverses et variées.

Ci-dessous, les principales, présentées de façon succinte :

- Le bruit :

C'est une caractéristique ennuyeuse pour les riverains.

 Le bruit de fond (manoeuvre des engins, des camions, etc...) n'est pas dramatique. Il est juste gênant... et les riverains apprécient la "débauche" et le week-end !

Il en va tout autrement des tirs de mines réguliers servant à mettre à nu les blocs de pierre. Bruit soudain, donc générateur de stress et surtout d'intensité particulièrement désagréable. En théorie, il y a des limites à ne pas dépasser. En pratique personne, chez les riverains, ne dispose des appareils nécessaires pour savoir si le bruit est "dans les normes prévues"...

- L'atteinte aux maisons et bâtiments :

Lors de ces tirs de mines, le sol vibre sur des centaines de mètres ! Et, bien entendu, maisons et bâtiments sont sousmis à ces vibrations avec un risque évident de fissuration. C'est un très gros problème pour les riverains.

- La poussière :

Inévitable dans une carrière mais bien peu agréable pour les riverains !

- La circulation des camions :

Déjà évoquée au chapitre "bruit".

- L'asséchement des alentours :

C'est le problème le moins visible mais sans aucun doute le plus dramatique. Tous les ans, le pompage varie entre 2,5 et 3 millions de m3 ! Destiné à rabattre la nappe phréatique, ce pompage représente 40 fois la consommation de tous les habitants de la commune en une année (cf. ci-dessus)

Un cône d'asséchement se forme bien entendu autour de la carrière et les terres alentours souffrent de la sécheresse ainsi provoquée. Les riverains, surtout les agriculteurs, constatent ce phénomène sans difficulté.

C'est un point important car l'extension de la carrière entraînerait, à n'en pas douter, une aggravation du phénomène car plus la zone exploitée sera grande, plus il faudra pomper pour exploiter la carrière à sec. 

- La dépréciation immobilière :

Dans ces conditions, il est évident qu'il ne fait pas vraiment bon vivre à côté de la carrière. L'extension, prévue sur "La Grange Carrée", ne pourra que déprécier la valeur des maisons de ce hameau et de celui du Dogon qui subira aussi (mais à un moindre degré) de nouvelles nuisances.

- Conséquences sur la faune et la flore :

Elles sont dues à l'asséchement des terres. La flore en souffre directement et la faune indirectement.

Amoureux de la nature, nous ne pouvons que déplorer cette situation...

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